Dans La Nuit

Et quand dans la nuit tout s’endormit,

Je vis les cieux devant mes yeux 

fermés.Dans le silence j’avais trouvé la vérité,

Comme une fleur qui resemble à mon coeur.
L’air me semblait léger léger

Et les couleurs d’une infinie douceur,

Les yeux fermés.
Le coeur si pur

Qui voit revivre l’espoir,

Même s’il fait noir

Qu’il semble pleuvoir.
Et quand dans la nuit tout s’endormit,

Je vis les cieux devant mes yeux fermés.

Dans le silence.
Le coeur si pur

Qui voit revivre l’espoir,

Même s’il fait noir

Qu’il semble pleuvoir.
Et dans le noir

On peut voir l’espoir.

Et quand dans la nuit tout s’endormit,

Fin d’amour


Le gai soleil chauffait les plaines réveillées.
Des caresses flottaient sous les calmes feuillées.

Offrant à tout désir son calice embaumé,

Où scintillait encor la goutte de rosée,

Chaque fleur, par de beaux insectes courtisée,

Laissait boire le suc en sa gorge enfermé.

De larges papillons se reposant sur elles

Les épuisaient avec un battement des ailes,

Et l’on se demandait lequel était vivant,

Car la bête avait l’air d’une fleur animée.

Des appels de tendresse éclataient dans le vent.

Tout, sous la tiède aurore, avait sa bien-aimée !

Et dans la brune rose où se lèvent les jours

On entendait chanter des couples d’alouettes,

Des étalons hennir leurs fringantes amours,

Tandis qu’offrant leurs coeurs avec des pirouettes

Des petits lapins gris sautaient au coin d’un bois.

Une joie amoureuse, épandue et puissante,

Semant par l’horizon sa fièvre grandissante,

Pour troubler tous les coeurs prenait toutes les voix,

Et sous l’abri de la ramure hospitalière

Des arbres, habités par des peuples menus,

Par ces êtres pareils à des grains de poussière,

Des foules d’animaux de nos yeux inconnus,

Pour qui les fins bourgeons sont d’immenses royaumes,

Mêlaient au jour levant leurs tendresses d’atomes.
Deux jeunes gens suivaient un tranquille chemin

Noyé dans les moissons qui couvraient la campagne.

Ils ne s’étreignaient point du bras ou de la main ;

L’homme ne levait pas les yeux sur sa compagne.
Elle dit, s’asseyant au revers d’un talus :

« Allez, j’avais bien vu que vous ne m’aimiez plus. »

Il fit un geste pour répondre : « Est-ce ma faute ? »

puis il s’assit près d’elle. Ils songeaient, côte à côte.

Elle reprit : « Un an ! rien qu’un an ! et voilà

Comment tout cet amour éternel s’envola !

Mon âme vibre encor de tes douces paroles !

J’ai le coeur tout brûlant de tes caresses folles !

Qui donc t’a pu changer du jour au lendemain ?

Tu m’embrassais hier, mon Amour ; et ta main,

Aujourd’hui, semble fuir sitôt qu’elle me touche.

Pourquoi donc n’as-tu plus de baisers sur la bouche ?

Pourquoi ? réponds ! » il dit : « Est-ce que je le sais ? »

Elle mit son regard dans le sien pour y lire :

« Tu ne te souviens plus comme tu m’embrassais,

Et comme chaque étreinte était un long délire ? »

Il se leva, roulant entre ses doigts distraits

La mince cigarette, et, d’une voix lassée :

« Non, c’est fini, dit-il, à quoi bon les regrets ?

On ne rappelle pas une chose passée,

Et nous n’y pouvons rien, mon amie ! »

A pas lents

Ils partirent, le front penché, les bras ballants.

Elle avait des sanglots qui lui gonflaient la gorge,

Et des larmes venaient luire au bord de ses yeux.

Ils firent s’envoler au milieu d’un champ d’orge

Deux pigeons qui, s’aimant, fuirent d’un vol joyeux.

Autour d’eux, sous leurs pieds, dans l’azur sur leur tête,

L’Amour était partout comme une grande fête.

Longtemps le couple ailé dans le ciel bleu tourna.

Un gars qui s’en allait au travail entonna

Une chanson qui fit accourir, rouge et tendre,

La servante de ferme embusquée à l’attendre.
Ils marchaient sans parler. Il semblait irrité

Et la guettait parfois d’un regard de côté ;

Ils gagnèrent un bois. Sur l’herbe d’une sente,

A travers la verdure encor claire et récente,

Des flaques de soleil tombaient devant leurs pas ;

Ils avançaient dessus et ne les voyaient pas.

Mais elle s’affaissa, haletante et sans force,

Au pied d’un arbre dont elle étreignit l’écorce,

Ne pouvant retenir ses sanglots et ses cris.
Il attendit d’abord, immobile et surpris,

Espérant que bientôt elle serait calmée,

Et sa lèvre lançait des filets de fumée

Qu’il regardait monter, se perdre dans l’air pur.

Puis il frappa du pied, et soudain, le front dur :

« Finissez, je ne veux ni larmes ni querelle. »

« Laissez-moi souffrir seule, allez-vous-en », dit-elle.

Et relevant sur lui ses yeux noyés de pleurs :

« Oh ! comme j’avais l’âme éperdue et ravie !

Et maintenant elle est si pleine de douleurs !…

Quand on aime, pourquoi n’est-ce pas pour la vie ?

Pourquoi cesser d’aimer ? Moi, je t’aime… Et jamais

Tu ne m’aimeras plus ainsi que tu m’aimais ! »

Il dit : « Je n’y peux rien. La vie est ainsi faite.

Chaque joie, ici-bas, est toujours incomplète.

Le bonheur n’a qu’un temps. Je ne t’ai point promis

Que cela durerait jusqu’au bord de la tombe.

Un amour naît, vieillit comme le reste, et tombe.

Et puis, si tu le veux, nous deviendrons amis

Et nous aurons, après cette dure secousse,

L’affection des vieux amants, sereine et douce. »

Et pour la relever il la prit par le bras.

Mais elle sanglota : « Non, tu ne comprends pas. »

Et, se tordant les mains dans une douleur folle,

Elle criait : « Mon Dieu ! mon Dieu ! » Lui, sans parole,

La regardait. Il dit : « Tu ne veux pas finir,

Je m’en vais » et partit pour ne plus revenir.
Elle se sentit seule et releva la tête.

Des légions d’oiseaux faisaient une tempête

De cris joyeux. Parfois un rossignol lointain

Jetait un trille aigu dans l’air frais du matin,

Et son souple gosier semblait rouler des perles.

Dans tout le gai feuillage éclataient des chansons :

Le hautbois des linots et le sifflet des merles,

Et le petit refrain alerte des pinsons.

Quelques hardis pierrots, sur l’herbe de la sente,

S’aimaient, le bec ouvert et l’aile frémissante.

Elle sentait partout, sous le bois reverdi,

Courir et palpiter un souffle ardent et tendre ;

Alors, levant les yeux vers le ciel, elle dit :

Amour ! l’homme est trop bas pour jamais te comprendre ! »
-Guy de Maupassant

Passenger – Home

They say home is where the heart is

But my heart is wild and free

So am I homeless or just heartless

Did I start this, did it start me

They say fear is for the brave

For cowards never stare it in the eye

So am I fearless to be fearful

Does it take courage to learn how to cry
So many winding roads

So many miles to go
They say love is for the loving

And without love maybe nothing is real

So am I loveless do I just love less

Oh since love left I’ve nothing left to feel
So many winding roads

So many miles to go
When I start feeling sick of it all

It helps to remember I’m a brick in the wall

That runs down from the hillside to the sea

And when I start feeling that it’s gone to far

I lie on my back and stare up at the stars

And wonder if they’re staring back at me.

(Song: Home by the artist: Passenger) 

Je ne consomme pas, je crée. Je n’absorbe pas, je rayonner!

I do not consume, I create. I do not absorb, I radiate!

-Ezra Hilyer

Read more

Gfeller Casemakers Moleskine Leather Cover Review

Molesine Pocket Notebook In Gfeller Casemaker Case

I carry my Moleskine Pocket Sketchbook with me every day, and by the time I am done filling the notebook and move on to the next, I have usually stuffed it full with clippings, curled pages, photos and other detritus of life. The binding is swollen from all that extra bulk, and the book is usually starting to come loose at the binding. I needed a way to keep my notebooks in better shape for the 6 to 8 months that they travel with me, as I fill them up. I have tried various covers and ways to protect the binding and the book itself, but so far nothing has been a perfect fix for my problem.

I have experimented with making my own covers, but this new cover from Gfeller is the best solution that I have found. I will tell you up front that they are not cheap. I debated buying mine for several years because of the price, but I finally decided to spend the $75 and buy one, and I am very happy with the slip cover. I admit, I was somewhat surprised at how thick my Moleskine became when I put the case on, it adds a certain bulk that wasn’t apparent from the photos that I looked at online before buying. The English kip leather that they use for these cases is very durable and though each layer is very thin, by the time you add up the outer casing, and the inner lining, that adds 4 layers of leather to the thickness of the notebook when closed. My Moleskines are usually quite stuffed already, and so they can get very chunky.

Moleskine in Gfeller Casemaker Case 3

The construction of the cover is very detailed, I searched in vain to find where the stitching begins or ends, there are no sharp edges or rough places, it has been carefully made, and very well designed. The inner flaps extend beyond the outer edges so that there is no bump to write over, and the slot cut into the leather so that the elastic strap can still be functional is perfect.
Moleskine In Gfeller Casemaker Case2The leather was very pale and almost cream colored when I first received it, but over the past few weeks I have noticed it turning steadily darker to a middle caramel color right now, and according to Gfeller, it will continue to darken with more exposure to UV light, which certainly won’t be a problem in Florida! I also expect the soft leather to conform to the edges of the Moleskine, and take on a distinct character.

I like objects that wear well, and take on a unique patina with use, much like how a good pair of leather boots become comfortable and well worn with use, I expect to have this cover for many many years. Who knows what adventures it will be a companion on? A Moleskine wrapped in leather like this seems like just the thing that Indiana Jones would carry with him on his journeys. Its rugged and functional -which are the attributes that I respect most in the things that I enjoy owning.   EJH

Moleskine In Gfeller Casemaker Case

The delusive idea that men merely toil and work for the sake of preserving their bodies and procuring for themselves bread, houses, and clothes is degrading, and not to be encouraged. The true origin of man’s activity and creativeness lies in his increasing impulse to embody outside of himself the divine and spiritual element within him. -Frobel

Read more